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Défiscalisation : la loi Monuments Historiques

La loi Monuments Historiques est une loi de defiscalisation permettant une imputation du déficit foncier résultant des dépenses de restauration immobilière sur le revenu global.

Principe de la loi Monuments Historiques :

  • Investissement dans un logement neuf ( ou en l’état futur d’achèvement ) sur une période comprise entre le 01 Janvier 2010 et le 31 décembre 2012, dans les DOM TOM.
  • Mise en location nue de ce logement pour une période de 9,12 ou 15 années ; cet engagement de location doit prendre effet dans les 12 mois qui suivent la date d’achèvement de l’immeuble.
  • Respect un plafond de loyer ( secteur libre ) ou un plafond de loyer et de ressources ( secteur intermédiaire ) pour le locataire.
  • Qui peut bénéficier de la loi Scellier Outre-Mer :

  • Pour déterminer exactement ce qui sera imputé sur le revenu global, il existe 3 cas de figure possibles :
  • Le bien ne génère aucune recette
  • Qu’il soit occupé ou non par son propriétaire, ouvert ou non à la visite, s’il ne génère aucune recette , les charges foncières qui le concerne sont déductibles du revenu global. Il s’agit notamment des cotisations versées à l’administration des affaires culturelles, de la totalité des dépenses de travaux de réparation ou d’entretien effectués par le propriétaire ou à sa charge, de la totalité de toutes les autres charges foncières retenues dans le régime de droit commun et susceptibles d’être déductibles du revenu global, mais toutefois pas dans la même proportion selon que le bien est ouvert ou non à la visite. Le propriétaire pourra imputer :

  • 50% des charges si le bien bénéficie seulement d’un agrément ou s’il est fermé au public
  • 100% des charges si le bien est classé ou inscrit ISMH et ouvert au public ; un immeuble est considéré comme « ouvert au public » si celui-ci est admis au moins 50 jours par an ( dont 25 fériés ) au cours des mois d’Avril à Septembre ou bien 40 jours pendant les mois de Juillet, Août et Septembre.
  • Le bien génère des recettes
  • A/ Le bien n’est pas occupé par son propriétaire et génère des recettes : S’il est ouvert au public, le propriétaire doit déduire des recettes de visite, les frais correspondant à cette visite ( rémunération du personnel chargé de recevoir les droits d’entrée et de guider les visiteurs ). Il peut aussi opter pour une déduction forfaitaire de 1 525 € ( 2 290 € si un parc est également ouvert au public ). Les charges liées à l’éventuelle location doivent être imputées sur les loyers. Si la déduction de ces charges se traduit par un déficit foncier, celui-ci est imputable sur le revenu global du propriétaire ; l’excédent éventuel est reportable sur les revenus des 10 années suivantes. B/ L’immeuble est occupé par son propriétaire et génère des recettes : Les recettes proviennent de visites et/ou de location partielle. Les frais afférents sont déduits des recettes. Les propriétaires peuvent également opter pour une déduction forfaitaire égale à 75% du total des charges foncières affectant la totalité de l’immeuble. Le coût des travaux subventionnés ou exécutés par le Ministère de la Culture est imputable en totalité sur les recettes, même si les travaux portent en partie sur la partie occupée par le propriétaire. Si constatation de déficit foncier, celui-ci est imputable sur le revenu global du propriétaire ; l’excédent éventuel est reportable sur les revenus des 10 années suivantes. Les charges qui n’ont pas été déduites des recettes ( 25 % du total dans le cadre de la déduction forfaitaire ) sont imputables en totalité sur le revenu global du propriétaire ( mais leur excédent ne peut être reporté sur les années suivantes ). Si l’immeuble est seulement agréé, l’imputation ne porte que sur la moitié des charges en question.

    Mise en œuvre des travaux :

  • Si l’immeuble est classé, les travaux de rénovation ne peuvent débuter qu’après autorisation. Ils doivent se dérouler sous le contrôle de l’Administration et peuvent, en certains cas, bénéficier du contrôle technique du service des Monuments Historiques.
  • Qui peut bénéficier de la loi Monuments Historiques :

  • Les propriétaires d’immeubles classés monuments historiques ou inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques peuvent bénéficier de ce dispositif.
  • Le classement peut viser une partie isolée et dissociable de l’immeuble, et de ce fait, l’administration peut restreindre l’imputation des charges aux seuls travaux affectant cette partie.

  • Les immeubles classés ou inscrits ISMH sont en principe exonérés de droits de donation et de succession si le classement concerne l’essentiel de l’immeuble.
  • Cette exonération s’étend également aux parcs et jardins qui entourent l’immeuble dès lors qu’ils sont aménagés pour la visite, ainsi qu’aux meubles qui en constituent le prolongement historique.

  • L’exonération est toutefois subordonnée à la souscription par les bénéficiaires de la donation ou succession d’une convention à durée indéterminée avec les Ministères de la Culture et des Finances.
  • Cette convention doit mentionner la désignation du bien ou des parties, ainsi que les modalités d’entretien des biens concernés, les conditions d’accès au public ( l’immeuble doit être ouvert au public au moins 100 jours par an – d’Avril à Octobre, ou 80 jours par an –de Juin à Septembre ), le maintien des meubles.
  • Si l’une des conditions prévues par la convention n’est pas respectée, la convention est caduque et les avantages fiscaux liés aux droits de succession supprimés. La vente de tout ou partie des meubles ou immeubles est assimilée à une remise en cause de la convention et entraine la taxation de la transmission. Il y a également remise en cause de l’exonération si le bénéficiaire de la donation donne à son tour l’immeuble, sauf à ce que les bénéficiaires de cette seconde donation adhèrent à leur tour à la convention. Si le bénéficiaire de la donation ou succession exonérée décède, l’exonération n’est pas remise en cause, même en l’absence d’adhésion à la convention des héritiers ; cependant, cette seconde transmission sera taxée.

    Textes de lois relatifs à la defiscalisation sur les Monuments Historiques :

  • Code général des Impôts article 156
  • Classement des immeubles Articles L621
  • Code du patrimoine Art L621-25 à L621-29
  • Instruction administrative du 1er janvier 2005 BOI 5 B-5-05
  • Instruction administrative du 28 mars 2006 BOI 7 G-1-06
  • Instruction du 6 Octobre 2009 5D-2-09
  • Loi de finances rectificative pour 2002
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